Des parlementaires portent notre message auprès de la ministre de l’Enseignement supérieur

Depuis 2018, Assiettes Végétales fait bouger les menus de la restauration collective en sensibilisant les personnels des CROUS et restaurants universitaires. Nous demandons une option 100% végétale pour les étudiant·e·s, négocions avec les professionnel·le·s et les accompagnons dans cette démarche. Plus les cantines promouvront le végétal, plus ce mode d’alimentation alternatif sera considéré comme une option normale et sera présent à la carte d’autres restaurants collectifs.

Nous avons fait le point et avons décidé que cette méthode ne suffirait probablement pas à elle-seule concrétiser notre mission d’envergure. Agir sur les échelons locaux est essentiel, mais il faut aussi agir sur l’échelon national. C’est pourquoi nous avons porté notre campagne au niveau politique, là où se décident les orientations de l’offre alimentaire.

Mettre à l’agenda politique la nécessaire végétalisation des menus de la restauration universitaire

Rien de mieux qu’une loi pour s’assurer de la bonne mise en œuvre d’un dispositif, d’une pratique, et accéder à un droit. La loi Egalim de 2018 a constitué un tournant pour une alimentation plus saine et durable, mais seules les cantines scolaires sont concernées par l’introduction d’une option végétarienne au moins une fois par semaine.

La restauration universitaire a besoin d’orientations claires, émanant de l’échelon national, pour pouvoir définir une offre en accord avec la demande de ses usager·e·s et qui réponde aux enjeux sanitaires et écologiques de notre époque. Assiettes Végétales agit donc pour que l’accès à une option végétale quotidienne devienne un problème public légitime aux yeux des acteurs politiques et gouvernementaux.

Comment rendre ce problème public et revendiquer les mesures qui doivent accompagner sa résolution ?

Le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation est responsable des conditions de restauration universitaire et donne ses directives au CNOUS, lui-même responsable des CROUS de France. Madame la ministre Frédérique Vidal a donc la possibilité de changer la vie des 2,7 millions d’étudiant·e·s dans l’Enseignement supérieur.

L’Assemblée nationale et le Sénat mobilisés

Les député·e·s de l’Assemblée nationale, mais aussi les sénatrices et sénateurs ont la possibilité de poser des “questions écrites” au gouvernement. Il s’agit d’interpeller le Premier ministre ou un ministère sur un sujet le concernant et de demander une réponse.

Assiettes Végétales a contacté par e-mail l’ensemble des député·e·s et membres du Sénat, afin de leur proposer de poser une question écrite à Madame la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Derrière ces questions écrites, l’objectif est simple : revendiquer l’accès à une option végétale dans l’offre alimentaire des restaurants universitaires et cafétérias des CROUS.

Résultat : pour le moment, 8 député·e·s et 3 sénateurs ont relayé cette question à Madame la Ministre, et d’autres devraient suivre ! Ils et elles prennent position pour la nécessaire végétalisation des assiettes de la restauration universitaire et nous les en remercions chaudement :

  • Mme Frédérique Tuffnell (Écologie Démocratie Solidarité – Charente-Maritime)
  • Mme Alexandra Valetta Ardisson (La République en Marche – Alpes-Maritimes)
  • Mme Anissa Khedher (La République en Marche – Rhône)
  • M. Stéphane Testé (La République en Marche – Seine-Saint-Denis)
  • Mme Samantha Cazebonne (La République en Marche – Français établis hors de France)
  • M. Cédric Villani (Écologie Démocratie Solidarité – Essonne)
  • Mme Patricia Lemoine (Agir ensemble – Seine-et-Marne)
  • Mme Souad Zitouni (La République en Marche – Vaucluse)
  • M. Yves Daudigny (Groupe Socialiste et Républicain – Aisne)
  • M. Jean-Pierre Corbisez (Rassemblement Démocratique et Social Européen – Pas-de-Calais)
  • Le sénateur Yves Détraigne (Union Centriste – Marne) a écrit un courrier à la ministre de l’Enseignement supérieur pour lui relayer notre demande.

4 réflexions sur “Des parlementaires portent notre message auprès de la ministre de l’Enseignement supérieur”

  1. Merci pour vos engagements ! La route est longue encore, mais je crois que plus en plus de jeunes ont envie que nos assiettes se vegetalisent .cdt

  2. Complètement d’accord ! D’ailleurs, la Convention Citoyenne pour le Climat, dont je fais partie, a soumis une mesure au gouvernement dans ce sens : Obligation de proposer une option végétarienne quotidienne dans toute la restauration collective publique (cantines scolaires comprises), et ce dès janvier 2022. Il s’agit de la mesure référencée SN1.1.6 (groupe “se nourrir”)

  3. Bravo. Le choix alimentaire a des enjeux éthiques, écologiques, spirituels et il révèle notre rapport à nous même, aux producteurs et filières, au monde et aux animaux. La possibilité d’une assiette végétale devrait être reconnue comme un droit essentiel, une alimentation équilibrée pouvant être obtenue sans productions animales qui sont de plus en plus accablantes pour notre humanité. Le carnisme contre nature qui pousse des êtres sentients dans l’enfer des filières de l’agrobusiness font des humains des êtres sous l’emprise de leurs démons et bien mal partis finalement…………car les produits laitiers, la viande et les poissons qui sont témoins des dénis de la violence et de la souffrance dans les assiettes et des désastres dans le monde montrent à quel point l’anthropocentrisme gastrocentrique a finalement perdu la raison et la sensibilité empathique et compassionnelle !

  4. Bonjour.
    J’avais cru comprendre que la loi Cazebonne était déjà en ce sens ?? Quelle est la différence avec la loi Egalim??
    SVP.. Merci..

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